Le 3 juillet 2025, le GROUPE Gachet organisait une visite de la carrière d’Artas, trois ans après sa mise en service. L’occasion de revenir sur ce projet d’envergure, et de découvrir les coulisses d’un site qui incarne l’évolution des métiers de l’extraction.
Un chantier pensé avec méthode, mené avec patience
L’histoire commence en 2017, sur un terrain déjà exploité puis remblayé. Deux ans d’études, puis deux ans de travaux, ont été nécessaires pour concevoir une carrière entièrement nouvelle. Un calendrier long, assumé, qui reflète la volonté du groupe de faire les choses bien.
« Tout a été pensé dans les moindres détails. Les machines, l’entretien, l’automatisation, même l’ergonomie pour les gars. Les normes, c’est bien, mais nous sommes allés au-delà. » – François Gachet
Le résultat : une installation qui conjugue performance technique, confort de travail et sobriété environnementale.

Une approche industrielle intelligente
La visite a permis de découvrir une installation intégralement automatisée, capable de traiter jusqu’à 350 tonnes de matériaux silico-calcaires par heure.
« Après 40 minutes de pressage, on passe de 34 tonnes d’argile liquide à 17 tonnes d’argile sèche et on récupère 17 m3 d’eau.«
Les technologies employées (clarificateur, floculants, concasseurs, cribles) témoignent d’un vrai choix d’investissements au service de la durabilité.
Une carrière qui prend soin de ceux qui y travaillent
Plus que la performance, c’est le quotidien des équipes qui a guidé l’organisation du site. Plateformes larges, ponts roulants, ascenseur de 33 mètres, bardages bardages acoustiques pour le bruit, pilotage à distance sur tablette mobile, récupération des eaux de toiture pour le process…Tout a été étudié pour réduire la pénibilité et sécuriser les interventions.
« La carrière, c’est un métier dur, alors nous avons mis le paquet sur le confort de travail. » – François Gachet
Pilotée par Cédric, chef de carrière depuis 15 ans et fils d’un ancien salarié du site, l’équipe d’Artas compte aujourd’hui une douzaine de personnes. Polyvalents, autonomes, chacun joue un rôle clé dans le fonctionnement du site.
Un site ancré dans son territoire
La carrière d’Artas s’étend sur 50 hectares, dans une logique de réutilisation foncière (ancien site remblayé) et de cohabitation respectueuse avec son environnement. Professionnels comme particuliers y sont accueillis dans des zones dédiées.
« On connaît les voisins, on les respecte. Ce n’est pas juste une carrière, c’est un cadre de vie. Nous faisons attention à toutes les nuisances possibles. »
Une attention confirmée par le cadre préfectoral exigeant (études, enquête publique, autorisation ICPE), qui garantit une exploitation raisonnée jusqu’en 2053.

