37 ans au volant : le témoignage de Jean-Marc Martino, chauffeur toupie au sein de GROUPE Gachet
Après 37 ans et six mois de carrière au sein du GROUPE Gachet, Jean-Marc Martino vient de partir à la retraite. Chauffeur de toupie malaxeur depuis ses débuts, il revient avec nous sur un parcours guidé par une véritable passion du métier, une exigence de sécurité de tous les instants, et l’esprit de famille qui fait, selon lui, toute la différence d’une entreprise comme GROUPE Gachet.
Un parcours qui devient une passion
Jean-Marc a aujourd’hui 60 ans. Il en a passé 37 au sein de la société — une fidélité rare, qu’il raconte avec la simplicité de ceux pour qui les choses ont toujours été évidentes. Il rejoint d’abord l’entreprise pour les travaux publics : réseaux d’eau, d’égouts, branchements. Deux ans plus tard, M. Gachet lui propose de conduire un camion tapis. Il accepte, et c’est le début d’une carrière entière au volant d’une toupie.
Il se souvient encore de ses premiers jours, en plein mois d’août, à la reprise après les congés. Un souvenir simple, mais qu’il garde précieusement — à l’image de tout son témoignage, fait de petites choses vécues avec constance plutôt que de grands coups d’éclat.
Pendant quinze ans, il conduit un camion équipé d’un tapis de 12 mètres, permettant d’aller livrer plus loin, notamment chez les particuliers. Quand l’entreprise investit dans des pompes à béton, il choisit de rester chauffeur plutôt que d’évoluer vers cette nouvelle activité — un choix assumé, cohérent avec ce qui l’anime depuis le début : la conduite, et la variété des chantiers. Un choix de cœur, avant tout.
Un métier qui se vit avec passion
« Ce qui est intéressant dans ce métier, c’est qu’on fait toujours la même chose — du béton — mais qu’on n’est jamais au même endroit. »
Cette phrase résume bien la manière dont Jean-Marc a vécu sa carrière : entre particuliers et professionnels, entre chantiers toujours différents, entre clients qui s’y connaissent et d’autres pas du tout. Un métier qu’il décrit comme exigeant en attention et en diplomatie, notamment lorsque les accès sont compliqués ou les échanges plus délicats. « C’est un boulot passion, on est fait ou non pour cela », résume-t-il, sans détour — et c’est précisément cette passion, dit-il, qui lui a permis de tenir 37 ans sans jamais se lasser.
Ses journées n’ont jamais été figées à l’avance : arrivée à la centrale, chargement, puis départ vers des destinations données au fil de l’eau — Artas, Vienne, Lyon, la côte… Une organisation souple, à l’opposé d’une routine imposée, où certains clients demandent même à retrouver le même chauffeur, preuve d’une confiance construite au fil des années.
Une entreprise familiale
Interrogé sur ce qui l’a fait rester aussi longtemps, Jean-Marc se livre sans détour : la proximité géographique d’abord, mais surtout la relation humaine. Il a connu M. Gachet, puis François Gachet à sa suite — des dirigeants qu’il décrit comme respectueux et à l’écoute.
« Il y avait un souci, on pouvait leur parler, il n’y avait pas de barrière hiérarchique. »
Transmettre aux nouvelles générations
Au fil des décennies, Jean-Marc a formé de nombreux chauffeurs. Il leur a enseigné les subtilités du métier, en particulier cette capacité à lire et à s’adapter en permanence à son environnement : la vigilance nécessaire en hiver, quand le gel menace les camions et les circuits d’eau, et en été, quand la chaleur fait sécher le béton à toute vitesse. À chaque saison ses risques, à chaque chantier ses contraintes — accès difficiles, terrain, circulation, riverains. Un savoir-faire technique exigeant, mais aussi une manière d’être avec les clients et de composer avec ce qui l’entoure.
Il reconnaît que cette transmission n’a pas toujours été simple — tout le monde n’est pas fait pour ce métier — mais il en parle comme d’une mission qu’il a prise au cœur, avec honnêteté, quitte à dire franchement quand un profil ne lui semblait pas fait pour la route. Transmettre, pour lui, c’était aussi transmettre cette vigilance de chaque instant.
Il compare volontiers son parcours professionnel aux grands groupes du secteur, où il dit avoir vu des collègues subir une pression permanente de rendement, au détriment de la relation avec le client. Dans son entreprise, au contraire, il évoque une liberté de prendre le temps — le temps d’expliquer, de rassurer, de bien faire les choses. « C’est ce qui fait la force de la boîte », affirme-t-il, convaincu que cette philosophie est une vraie différence.
La sécurité, une valeur cardinale
S’il ne devait garder qu’un seul conseil à transmettre, ce serait celui-ci : être à 100 % au volant, sans téléphone, sans distraction, et anticiper en permanence pour la sécurité de tous — piétons, riverains, collègues. Anticiper, c’est le maître-mot qu’il a répété tout au long de sa carrière : observer sans relâche ce qui l’entoure, chaque véhicule, chaque passant, chaque situation, pour ne jamais être pris au dépourvu.
« Ça ne sert à rien de rouler vite, on ne gagne jamais vraiment de temps. »
Cette rigueur, il l’a appliquée à lui-même tout au long de sa carrière — la meilleure preuve, selon lui, que la sécurité n’est jamais une contrainte mais une discipline qui se cultive chaque jour, au service de tous ceux qui partagent la route et les chantiers avec lui.
Le mot de la fin
Quand on lui demande de résumer ces 37 années en une phrase, Jean-Marc n’hésite pas longtemps :
« La passion de ce métier, la passion de la conduite. »
Et il conclut :
« J’étais dans une bonne boîte. Les bonnes boîtes, il n’y en a plus beaucoup, alors il faut essayer de les préserver. »
GROUPE Gachet remercie Jean-Marc MARTINO pour son implication à nos côtés pendant toutes ces années et lui souhaite une excellente retraite.